Canada to lose 635,000 jobs, petrochemical industry at ‘serious risk’ due to U.S. tax reform, says PwC report

Last year’s U.S. tax reform poses a substantial risk to the long-term viability of a large portion of Canada’s petrochemical and other chemical industry, as well as the Canadian economy at large, according to a PricewaterhouseCoopers report commissioned by the Business Council of Canada and released on September 12.

The impacts of U.S. tax reform on Canada’s economy, looks at numerous sectors in the Canadian economy. Key findings indicate that the U.S. tax reforms would put 635,000 jobs (3.4 per cent of Canada’s employment) at risk and potentially reduce Canada’s GDP by $85 billion (4.9 per cent of the economy).

The petrochemical sector will be particularly hard hit. The report indicates that with the U.S. tax reform, Canada is falling even further behind the U.S. in terms of competitiveness posing a “serious risk” to petrochemical manufacturing in Canada.

“The relative attractiveness of the U.S. is reflected in the fact that, capital expenditure in chemical manufacturing has decreased by 0.3 per cent in Canada over the past five years, while increasing by 10 per cent in the U.S.,” The report states.

These findings echo the concerns raised in CIAC’s 2019 Federal Pre-Budget Submission. The submission notes that although Canada used to enjoy an advantage through its marginal effective tax rate to help overcome construction, utility, labour and logistics disadvantages, that advantage is now gone with the U.S. tax overhaul. CIAC is calling on the government to take urgent action to ensure the Canadian chemistry sector remains competitive to keep business – and jobs – within Canada.

Read more in CIAC’s 2019 Federal Pre-Budget Submission

Read the full Business Council of Canada report

l’industrie de la chimie est un chef de file du soutien à la diversification économique de l’alberta

Après quelques années difficiles à la suite de la baisse mondiale des prix du pétrole, de nombreux indicateurs économiques montrent que l’Alberta aura l’une des économies à la croissance la plus rapide au Canada en 2018.

À l’ACIC, nous sommes très contents des récentes mesures prises par le gouvernement provincial pour aider à stimuler la reprise économique de l’Alberta.  Son engagement à investir dans l’industrie de la chimie est un modèle pour le reste du Canada, et les autres provinces devraient s’y intéresser de près.

En février dernier, le Comité consultatif sur la diversification énergétique de l’Alberta (EDAC) a présenté un rapport recommandant de nouveaux investissements dans la fabrication chimique à valeur ajoutée afin d’aider à attirer les investisseurs en Alberta.  Les objectifs visés étaient d’augmenter la valeur des ressources énergétiques, de créer des emplois et d’attirer de nouveaux investissements en Alberta par l’intermédiaire de la diversification économique et du développement responsable.

Quelques jours après ces recommandations, le gouvernement provincial s’est empressé de présenter le projet de loi 1, la Loi sur la diversification énergétique, lançant la deuxième ronde du programme de diversification pétrochimique (PDP) et créant une initiative sur l’infrastructure des charges d’alimentation.

Peu de temps après, le 22 mars, la province a réitéré son engagement envers l’industrie de la chimie dans le budget de 2018.

L’investissement de 500 millions de dollars pour la deuxième ronde du PDP et l’investissement de 500 millions de dollars au titre du programme d’infrastructure des charges d’alimentation pétrochimiques assureront que les ressources de l’Alberta sont transformées en produits de grande valeur avant d’être vendus sur les marchés mondiaux.

Ces récentes activités visant à diversifier l’économie de l’énergie ont déjà entraîné la proposition, la mise en œuvre et la réalisation de projets représentant près de 10 milliards de dollars en Alberta.  Ces nouvelles initiatives devraient entraîner de nouveaux investissements de 10 milliards de dollars ou plus.

L’industrie de la chimie contribue déjà beaucoup à la stratégie énergétique à valeur ajoutée de l’Alberta, alors que les liquides du gaz naturel comme l’éthane et le gaz naturel lui-même (le méthane) sont convertis en engrais et en produits chimiques à forte valeur ajoutée.  Cette stratégie a entraîné de ventes de 16 milliards de dollars et des exportations de 8 milliards de dollars en 2016.  Nous savons également que l’industrie crée des emplois de qualité qui ont d’importants effets multiplicateurs – chaque emploi dans la chimie crée cinq emplois dans des secteurs et services connexes.

Au palier international, en ajoutant une valeur à nos ressources énergétiques faibles en carbone, l’industrie de la chimie aide le Canada à être un chef de file en ce qui a trait aux défis posés par le changement climatique.  Cependant, il faut pour cela que l’industrie canadienne de la chimie reste concurrentielle afin de prospérer.  Il n’y a qu’en Alberta que des investissements directs sont faits pour soutenir l’industrie de la chimie.

Le soutien de l’Alberta aidera l’industrie de la chimie à tirer profit de nos charges d’alimentation faibles en carbone et à créer une richesse et des possibilités pour les Albertains, de manière responsable sur les plans social et environnemental.  Le reste du Canada devrait en prendre bonne note.

L’industrie de la chimie a besoin de l’engagement du gouvernement fédéral pour attirer des projets d’investissements

Alors que le gouvernement libéral cherche à attirer des taux beaucoup plus élevés d’investissements étrangers dans des secteurs innovateurs ayant une forte possibilité de croissance, il faut accorder plus d’attention à l’industrie canadienne de la chimie.  Il y a actuellement plus de 12 milliards de dollars d’investissements, représentant quatre projets chimiques de portée mondiale, pour lesquels une décision doit être prise d’ici la fin de l’année.  Ces projets créeraient des centaines d’emplois, stimuleraient la croissance économique et aideraient le gouvernement à atteindre ses objectifs environnementaux.  Cependant, sans l’engagement direct du gouvernement fédéral, le Canada risque de perdre ces possibilités d’investissements étrangers, de même que des possibilités futures.

Au palier mondial, la chimie est une industrie importante, qui affiche une rapide croissance.  Au Canada, c’est le quatrième plus gros secteur manufacturier, avec des expéditions annuelles de plus de 55 milliards de dollars.  Structurée dans des grappes hautement efficientes et intégrées dans des régions comme Sarnia, en Ontario, et Fort Saskatchewan, en Alberta, l’industrie ajoute une valeur considérable aux ressources énergétiques et agricoles du Canada.

Contrairement aux idées reçues, l’industrie soutient grandement les actions sur le climat.  Depuis 1992, la Gestion responsableMD – l’initiative de développement durable de l’industrie – permet d’apporter des améliorations considérables à la performance environnementale du secteur, notamment la réduction des émissions absolues de gaz à effet de serre (GES) de 68 pour cent et la réduction du rejet de substances toxiques de 86 pour cent.  De plus, l’industrie joue un rôle majeur en offrant des solutions pour des activités innovatrices afin de réduire les émissions dans d’autres secteurs, dont les transports, le bâtiment et l’agriculture.

Malheureusement, malgré le bilan éprouvé de création d’emplois et d’amélioration de la performance environnementale de l’industrie, le Canada lutte pour gagner des nouvelles possibilités d’investissements.  Ces cinq dernières années, plus de 300 projets d’envergure mondiale, d’une valeur de plus de 250 milliards de dollars US, ont été annoncés, entrepris ou réalisés en Amérique du Nord, 70 pour cent d’entre eux représentant des investissements étrangers directs.  Pratiquement tous ces investissements se font aux États-Unis.  Le Canada est loin derrière sa performance historique d’il y a 40 ans, alors que notre pays obtenait 10 pour cent de tous les investissements dans l’industrie de la chimie en Amérique du Nord.  Le Canada devrait avoir eu au moins 30 investissements d’envergure mondiale d’une valeur de plus de 30 milliards de dollars, mais n’a qu’une part de moins de deux pour cent.

Malgré un succès limité jusqu’à présent, le Canada possède nombre des ingrédients clés pour attirer des investissements – grappes bien établies et intégrées, main-d’œuvre talentueuse, accès à des charges d’alimentation faibles en carbone et à coût avantageux, et proximité des principaux marchés.  Les gouvernements de l’Ontario et de l’Alberta sont conscients de ce potentiel économique et prennent l’initiative d’attirer des investissements de milliards de dollars par l’intermédiaire du Fonds pour l’emploi et la prospérité d’une valeur de 2,7 milliards de dollars en Ontario, qui considère la chimie comme un secteur prioritaire, et du Programme de diversification pétrochimique de l’Alberta, qui a attiré 16 propositions d’une valeur de plus de 20 milliards de dollars.  Il existe actuellement deux projets à Sarnia et deux projets à Fort Saskatchewan, d’une valeur totale de plus de 12 milliards de dollars, ciblés pour un soutien provincial.  Sans un engagement fédéral soutenu, l’avenir de ces projets est précaire.

Le potentiel de l’industrie canadienne de la chimie est bien aligné sur les objectifs de croissance économique du gouvernement.  Si le gouvernement du Canada s’engage aujourd’hui à aider l’industrie à profiter des possibilités d’investissements existantes, cela pourrait entraîner de nouveaux investissements de 10 à 20 milliards de dollars au cours des années à venir.

La présidence de Trump pourrait signifier n’importe quoi sauf « les affaires courantes » pour l’industrie canadienne de la chimie

Depuis le résultat étonnant de l’élection américaine, on m’a demandé à quelques reprises : « Quelles répercussions pensez-vous que la présidence de Trump va avoir sur l’industrie canadienne de la chimie et l’économie canadienne dans son ensemble ? »

Bien entendu, la réponse la plus facile est qu’il est trop tôt pour le dire.  Et pourtant, nous pouvons dire avec certitude que « les affaires courantes » auxquelles nous sommes habitués ne seront probablement pas les mêmes.

L’approche ‘pas d’excuses’, ‘l’Amérique d’abord’ de Trump qui a été le point marquant de sa campagne et de la transition laisse croire que la lente croissance économique de la majeure partie de la dernière décennie pourrait céder la place à une expansion renouvelée et plus solide dans les secteurs manufacturiers.

Qu’est-ce que ça signifie pour l’industrie canadienne de la chimie ?  Les activités de la chimie continuent à croître plus rapidement que le PIB général.  Et, comme plus de 60 pour cent des exportations chimiques canadiennes sont destinées aux États-Unis, nous avons de bonnes raisons de nous attendre à des perspectives plus optimistes au cours des mois et des années à venir.

Cependant, il y a aussi des risques potentiellement graves.

Le premier domaine de préoccupation majeur est l’accès au marché – l’accès des États-Unis non seulement aux produits de la chimie canadienne, mais aux produits primaires, intermédiaires et finis fabriqués au Canada.  Les fabricants canadiens achètent plus de la moitié de tous les produits chimiques fabriqués au pays : du secteur de l’automobile aux industries du textile et des produits forestiers, en passant par le secteur énergétique, qui est non seulement un important consommateur de nos produits, mais une source de charges d’alimentation majeure.  L’effet domino de toute perturbation empêchant les produits et les ressources énergétiques du Canada d’atteindre les marchés américains est une menace pour le bien-être de notre industrie.  Que ce soit par l’intermédiaire d’une renégociation des accords commerciaux, des tarifs ou d’une stratégie ‘Buy American’.

Le deuxième risque majeur serait l’ajustement aux régimes d’imposition et de réglementation des États-Unis – des changements qui pourraient faire des États-Unis une destination encore plus attrayante que le Canada pour les investissements.  Des changements dans ces domaines pourraient affaiblir ou éliminer le principal avantage dont profite le Canada depuis de nombreuses années : des taux d’imposition des sociétés concurrentiels (avant les exemptions et les ajustements aux États-Unis) qui sont actuellement bien inférieurs à ceux des États-Unis et d’autres pays de l’OCDE.

Le troisième risque s’impose de lui-même.  À l’exception des taux d’imposition des sociétés, la compétitivité du Canada se détériore alors que les gouvernements – à tous les paliers et de toutes les allégeances – imposent une foule de nouvelles règles qui créent des coûts additionnels pour les entreprises.  Parallèlement, les gouvernements et la société sont pratiquement paralysés quant aux décisions sur les politiques et les projets majeurs.  Si cette tendance se poursuit alors que les États-Unis vont dans la direction opposée, les conséquences se feront durement sentir.

Si les gouvernements du Canada ne veulent pas affronter la concurrence et prendre des mesures pour améliorer le climat d’investissement, les risques de la présidence de Trump excéderont de loin les possibilités pour l’industrie canadienne de la chimie.

Les Canadiens et leurs gouvernements ont déjà montré qu’ils peuvent être pragmatiques et changer de cap.  Espérons que nous sommes toujours capables de le faire en 2017.

Le Canada a besoin de plus de chimie

Il faut un leadership audacieux pour attirer et gagner de nouveaux investissements

La vague de consultations faites par divers ministères au cours de l’été indiquait clairement que le gouvernement du Canada se concentre sur une croissance économique innovatrice et faible en carbone.

Une stratégie d’innovation efficace devrait encourager le développement de produits, de services et d’industries pouvant tirer profit de façon optimale des ressources naturelles et des talents qui existent déjà dans notre pays.  L’industrie de la chimie est en mesure de répondre à ces attentes si le Canada peut créer et maintenir un cadre d’investissement à long terme concurrentiel.

Considérée comme une industrie arrivée à maturité il y a des décennies, l’industrie de la chimie de l’Amérique du Nord a connu une résurgence majeure avec l’arrivée d’abondantes charges d’alimentation faibles en carbone liée à la révolution du gaz de schiste.  Aujourd’hui, plus de 270 projets sont en cours de réalisation, représentant plus de 250 milliards de dollars en nouveaux investissements, avec plus de 600 investissements additionnels dans le secteur des plastiques en aval.  Cela fait de la chimie le secteur manufacturier ayant la croissance la plus rapide en Amérique du Nord et un modèle de rétablissement de la fabrication.

Garce à cette nouvelle charge d’alimentation, les installations de la chimie peuvent réaliser leurs opérations en consommant deux fois moins d’énergie et en produisant deux fois moins de gaz à effet de serre que les anciennes usines alimentées au pétrole brut.  De plus, comparativement aux procédés chimiques alimentés au charbon en Chine, cette charge d’alimentation abondante et à faible coût offre un avantage dix fois supérieur en matière d’énergie et de gaz à effet de serre – pour fabriquer le même produit fini.  Les avantages économiques et environnementaux du gaz de schiste sont si grands que des installations de la chimie en Europe sont modifiées afin de recevoir des charges d’alimentation importées d’Amérique du Nord.

Cette transformation et cette expansion rapides témoignent de l’engagement de l’industrie envers l’innovation, l’adoption de technologies de pointe et la réduction des émissions de carbone.  D’autres facteurs renforcent cette perspective.

Il est peu connu que plus de 95 pour cent de tous les produits fabriqués aujourd’hui ont besoin de la chimie.  La réponse aux défis posés par une énergie, un air et des eaux propres, et un approvisionnement suffisant en aliments nutritifs à l’échelle mondiale dépend entièrement de solutions axées sur la chimie.  De la meilleure isolation des édifices aux plastiques plus légers pour les automobiles, en passant par la production de matériel d’énergie solaire et éolienne, ces produits et procédés chimiques innovateurs sont essentiels pour aider la société à répondre à ses besoins, tout en réduisant ses émissions de carbone.

Bien qu’il y ait eu d’importants investissements ces dernières années en Ontario, et que l’Alberta puisse attirer des investissements additionnels, le Canada ne suit pas le rythme de la croissance des États-Unis.  Selon les modèles historiques, le Canada aurait dû attirer 25 milliards de dollars en nouveaux investissements.  Au lieu de cela, environ un dixième de ces investissements seulement a été fait.

Le bon côté est que le Canada à tout le moins attire quelques entreprises qui veulent investir en Amérique du Nord.  Le Canada offre un accès au marché et aux charges d’alimentation, et prend certaines mesures pour améliorer la compétitivité fiscale du pays par la prolongation de 10 ans de la déduction pour amortissement accéléré et la réduction des taux d’imposition des sociétés.  Il faut cependant faire plus pour créer les conditions gagnantes pour les investissements.  En définitive, il n’y a qu’un seul vainqueur.

En reconnaissant les possibilités, en collaborant étroitement avec les provinces et en renforçant le climat d’investissement au pays, le Canada peut devenir une destination de choix pour les investissements durables.