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Bob Masterson, Président et directeur général de l'ACIC


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L’industrie de la chimie a besoin de l’engagement du gouvernement fédéral pour attirer des projets d’investissements

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L’industrie de la chimie a besoin de l’engagement du gouvernement fédéral pour attirer des projets d’investissements

Alors que le gouvernement libéral cherche à attirer des taux beaucoup plus élevés d’investissements étrangers dans des secteurs innovateurs ayant une forte possibilité de croissance, il faut accorder plus d’attention à l’industrie canadienne de la chimie.  Il y a actuellement plus de 12 milliards de dollars d’investissements, représentant quatre projets chimiques de portée mondiale, pour lesquels une décision doit être prise d’ici la fin de l’année.  Ces projets créeraient des centaines d’emplois, stimuleraient la croissance économique et aideraient le gouvernement à atteindre ses objectifs environnementaux.  Cependant, sans l’engagement direct du gouvernement fédéral, le Canada risque de perdre ces possibilités d’investissements étrangers, de même que des possibilités futures.

Au palier mondial, la chimie est une industrie importante, qui affiche une rapide croissance.  Au Canada, c’est le quatrième plus gros secteur manufacturier, avec des expéditions annuelles de plus de 55 milliards de dollars.  Structurée dans des grappes hautement efficientes et intégrées dans des régions comme Sarnia, en Ontario, et Fort Saskatchewan, en Alberta, l’industrie ajoute une valeur considérable aux ressources énergétiques et agricoles du Canada.

Contrairement aux idées reçues, l’industrie soutient grandement les actions sur le climat.  Depuis 1992, la Gestion responsableMD – l’initiative de développement durable de l’industrie – permet d’apporter des améliorations considérables à la performance environnementale du secteur, notamment la réduction des émissions absolues de gaz à effet de serre (GES) de 68 pour cent et la réduction du rejet de substances toxiques de 86 pour cent.  De plus, l’industrie joue un rôle majeur en offrant des solutions pour des activités innovatrices afin de réduire les émissions dans d’autres secteurs, dont les transports, le bâtiment et l’agriculture.

Malheureusement, malgré le bilan éprouvé de création d’emplois et d’amélioration de la performance environnementale de l’industrie, le Canada lutte pour gagner des nouvelles possibilités d’investissements.  Ces cinq dernières années, plus de 300 projets d’envergure mondiale, d’une valeur de plus de 250 milliards de dollars US, ont été annoncés, entrepris ou réalisés en Amérique du Nord, 70 pour cent d’entre eux représentant des investissements étrangers directs.  Pratiquement tous ces investissements se font aux États-Unis.  Le Canada est loin derrière sa performance historique d’il y a 40 ans, alors que notre pays obtenait 10 pour cent de tous les investissements dans l’industrie de la chimie en Amérique du Nord.  Le Canada devrait avoir eu au moins 30 investissements d’envergure mondiale d’une valeur de plus de 30 milliards de dollars, mais n’a qu’une part de moins de deux pour cent.

Malgré un succès limité jusqu’à présent, le Canada possède nombre des ingrédients clés pour attirer des investissements – grappes bien établies et intégrées, main-d’œuvre talentueuse, accès à des charges d’alimentation faibles en carbone et à coût avantageux, et proximité des principaux marchés.  Les gouvernements de l’Ontario et de l’Alberta sont conscients de ce potentiel économique et prennent l’initiative d’attirer des investissements de milliards de dollars par l’intermédiaire du Fonds pour l’emploi et la prospérité d’une valeur de 2,7 milliards de dollars en Ontario, qui considère la chimie comme un secteur prioritaire, et du Programme de diversification pétrochimique de l’Alberta, qui a attiré 16 propositions d’une valeur de plus de 20 milliards de dollars.  Il existe actuellement deux projets à Sarnia et deux projets à Fort Saskatchewan, d’une valeur totale de plus de 12 milliards de dollars, ciblés pour un soutien provincial.  Sans un engagement fédéral soutenu, l’avenir de ces projets est précaire.

Le potentiel de l’industrie canadienne de la chimie est bien aligné sur les objectifs de croissance économique du gouvernement.  Si le gouvernement du Canada s’engage aujourd’hui à aider l’industrie à profiter des possibilités d’investissements existantes, cela pourrait entraîner de nouveaux investissements de 10 à 20 milliards de dollars au cours des années à venir.


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