Relations gouvernementales

 

Pour que chaque molécule compte

L’ACIC collabore avec les gouvernements fédéral et provinciaux afin de créer un climat commercial concurrentiel pour l’industrie canadienne de la chimie et d’améliorer la confiance du grand public envers la gestion des produits chimiques.

Nous défendons les intérêts de nos membres sur divers plans, notamment l’accès aux matières premières, l’énergie, le transport, l’imposition, les échanges commerciaux et l’efficacité de la réglementation. Nous sommes reconnus pour notre capacité à travailler en collaboration avec les gouvernements et les intervenants afin de trouver des solutions qui bénéficient à la fois à l’industrie de la chimie et aux Canadiens. 

 

Gestion des produits chimiques

L’industrie canadienne de la chimie s’engage envers la gestion responsable des produits chimiques par l'intermédiaire de son initiative phare, la Gestion responsableMD.

De plus, l’ACIC soutient le Plan de gestion des produits chimiques (PGPC) du gouvernement fédéral – une approche rigoureuse et axée sur les risques visant à évaluer et à gérer les substances chimiques. Le PGPC a été lancé en 2006, et les évaluateurs de la santé et de l’environnement prévoient examiner la sécurité de milliers de produits chimiques d’usage courant d’ici 2020.

L’ACIC estime que le PGPC est un immense succès – qui positionne le Canada en tant que chef de file mondial de la gestion des produits chimiques. L’ACIC va continuer à défendre le financement du PGPC et à collaborer avec Environnement Canada et Santé Canada pour assurer l’efficacité du programme, de façon que les Canadiens aient l’assurance que leur santé, leur sécurité et leur environnement sont protégés.

Qualité de l’air et changements climatiques

L’ACIC collabore activement avec les gouvernements fédéral et provinciaux pour donner suite aux enjeux conjoints que sont la qualité de l’air et les changements climatiques. Le but de l’ACIC est de voir ces défis relevés par des politiques solides et efficaces, qui améliorent la performance environnementale, tout en évitant une double réglementation et en maintenant la compétitivité du Canada.

L’ACIC et ses membres soutiennent le Système de gestion de la qualité de l’air (SGQA) – une collaboration innovatrice entre l’industrie, des organismes non gouvernementaux et les gouvernements fédéral et provinciaux qui établit des niveaux d’émissions pour l’industrie et d’autres secteurs et assure la qualité de l’air partout au pays.

De plus, les membres de l’ACIC prennent des mesures individuelles pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques. Depuis 1992, ils ont réduit le potentiel de réchauffement de la planète de leurs opérations de 60 pour cent, et leurs émissions d’oxydes d’azote, de composés organiques volatils et de dioxyde de soufre, producteurs de smog, de 63, 75 et 83 pour cent, respectivement.

Principes de l’ACIC sur le changement climatique (PDF)

Accès aux charges d’alimentation

L’industrie canadienne de la chimie a besoin de diverses matières premières, ou « charges d’alimentation », pour fabriquer des produits chimiques – qu’il s’agisse de gaz naturel, de pétrole, d’électricité, de minéraux ou de biomasse.

Les liquides du gaz naturel (LGN), une composante petite, quoique importante, du gaz naturel, contient les éléments clés requis pour la production pétrochimique: de l’éthane, du propane et du butane. Le secteur canadien de la pétrochimie transforme ces produits chimiques essentiels en produits à valeur ajoutée comme de l’éthylène, du polyéthylène et de l’éthylène glycol, et utilise du méthane – la principale composante du gaz naturel – pour fabriquer du méthanol et d’autres produits chimiques.

L’industrie canadienne de la chimie fait face à une pénurie de LGN au palier national, en partie en raison de la croissance massive du développement de gaz de schiste aux États-Unis et de la baisse connexe de la production et des exportations canadiennes de gaz.

Pour contrer la baisse des exportations aux États-Unis, l’ACIC croit que le Canada doit développer de nouveaux marchés d’exportation pour son gaz naturel, tout en adoptant des politiques visant à intensifier la valeur de ses ressources en LGN.L’Incremental Ethane Extraction Program de l’Alberta est un excellent exemple de politique permettant d’améliorer l’accès de l’industrie de la chimie à des charges d’alimentation à prix concurrentiels.

L’ACIC va continuer à défendre l’accès aux LGN destinés aux marchés d’exportation, de même que la transparence sur les questions connexes. L’industrie canadienne de la chimie peut créer de nouveaux emplois et une richesse pour les Canadiens si elle a accès aux matières premières essentielles à sa croissance à des prix concurrentiels.

Transport ferroviaire

L’industrie canadienne de la chimie dépend grandement du réseau ferroviaire – plus des deux tiers de ses expéditions annuelles étant transportées par train.

La sécurité des collectivités situées le long des voies de transport revêt une importance capitale pour l’Association canadienne de l’industrie de la chimie et ses membres.  C’est pourquoi l’ACIC va continuer à défendre vigoureusement des politiques et des initiatives soutenant le transport sécuritaire des produits chimiques par voie ferroviaire.

De plus, l’ACIC va continuer à exiger une meilleure performance du transport ferroviaire, comme le prévoit la nouvelle Loi sur les services équitables de transport ferroviaire des marchandises. Le niveau de service offert par les compagnies ferroviaires canadiennes peut inciter les compagnies à investir ici au pays ou à faire affaire ailleurs. La formation de meilleurs partenariats entre les clients et les compagnies ferroviaires est essentielle à la création d'emplois, à l’expansion du commerce et à la croissance économique.

Compétitivité mondiale

L’industrie canadienne de la chimie est prête pour la croissance, mais fait face à une concurrence féroce quant aux investissements mondiaux.

Bien que l’industrie de la chimie soit le quatrième plus gros secteur manufacturier du Canada, notre pays n’est responsable que d’un pour cent de la production chimique mondiale annuelle, d’une valeur de cinq mille milliards de dollars. Le Canada n’est pas le choix tout indiqué des investisseurs internationaux, qui se tournent plutôt vers les États-Unis, la Chine ou l’Europe quand ils envisagent d’investir dans la production chimique.

Cependant, la compétitivité mondiale du Canada s’est considérablement améliorée ces dernières années. Depuis son introduction dans le budget fédéral de 2008, la Déduction pour amortissement accéléré aide l’industrie de la chimie à attirer plus de 3 milliards de dollars en nouveaux investissements. De plus, les gouvernements fédéral et provinciaux ont tout mis en œuvre pour réduire le taux d’imposition des sociétés à environ 25 pour cent (comparativement à 38 pour cent il y a dix ans), nous permettant de faire concurrence à d’autres juridictions.

L’ACIC va continuer à défendre des politiques qui améliorent notre compétitivité et aident ses membres à encourager les investisseurs à faire de nouveaux investissements ici au Canada.