Communiqués de presse

L’industrie de la chimie presse le gouvernement de préparer un plan d’action en cas de grève au CN

29 mai 2017, OTTAWA

Dans une lettre envoyée aujourd’hui au gouvernement fédéral, l’Association canadienne de l’industrie de la chimie (ACIC) a fait part de ses préoccupations sur la grève imminente au CN, qui pourrait commencer dès le 30 mai 2017.

« Les expéditions quotidiennes de l’industrie de la chimie sur le réseau du Canadien National (CN) sont estimées à 25 millions de dollars, et un arrêt complet du service aurait des répercussions considérables sur nos opérations, a dit Bob Masterson, le président-directeur général de l’ACIC.  À un moment où le gouvernement fédéral se concentre sur le maintien de la force de l’économie canadienne, il doit être prêt à agir afin de prévenir un arrêt de l’importante infrastructure ferroviaire du CN. »

Un arrêt de travail serait extrêmement néfaste pour l’économie canadienne et pour les membres de l’ACIC, qui dépendent exclusivement du transport ferroviaire pour expédier environ 80 pour cent de leur production.  Dans bien des cas, les usines réalisent des opérations continues qui nécessitent un service ferroviaire fiable et non interrompu afin de fabriquer et de livrer des produits essentiels à leurs clients.  Une grosse compagnie type peut expédier 80 wagons par jour.  En cas d’interruption, elle perd vite sa capacité de stockage et manque de matières premières.

La chimie canadienne est une industrie de 53 milliards de dollars qui fournit des intrants vitaux à d’autres secteurs clés comme l’énergie, l’habitation, l’automobile, les pâtes et papiers, et les produits de consommation.  Quand les usines ne peuvent pas livrer leurs produits et sont obligées de réduire leur production, ces autres secteurs de l’économie sont aussi touchés.  Il y a également des implications pour la santé et la sécurité, car de nombreuses municipalités ont besoin de nos compagnies membres pour se procurer des produits chimiques pour des services essentiels comme le traitement des eaux.  La fermeture d’une usine pose des risques financiers et de sécurité, et l’impact sur les emplois dans la communauté peut être considérable (un emploi dans l’industrie de la chimie soutient cinq emplois dans d’autres secteurs de l’économie).

L’ACIC croit qu’une solution négociée est toujours le résultat idéal, mais si cela échoue, il faut agir rapidement pour éviter des répercussions économiques immédiates.  L’Association est prête à aider le gouvernement dans le cadre de ce processus afin d’éviter des pertes économiques et des dommages à la réputation du Canada comme fournisseur fiable sur les chaînes d’approvisionnement mondiales.

L’Association canadienne de l’industrie de la chimie (ACIC) est la voix de l’industrie canadienne de la chimie, d’une valeur de 53 milliards de dollars, et représente plus de 50 membres et partenaires partout au pays.  Les membres de l’ACIC sont signataires de la Gestion responsableMD – l’initiative de développement durable de l’Association reconnue par l’ONU.

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Pour obtenir plus d’information :
Erika Adams, directrice des Communications
Association canadienne de l’industrie de la chimie
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