Les coûts du gaz naturel doubleront pour l’industrie chimique en vertu de la Norme sur les combustibles propres proposée

« Les emplois et les revenus que nous générons pourraient disparaître », affirme le président et chef de la direction de l’ACIC.

Le 9 avril 2019

L’Association canadienne de l’industrie de la chimie (ACIC) se dit extrêmement préoccupée par la Norme sur les combustibles propres (NCP) proposée par le gouvernement fédéral, estimant que si elle est mise en œuvre comme projetée, la NCP fera augmenter le prix total du carbone de plus de 200 $ la tonne, doublant ainsi le coût du gaz naturel pour l’industrie.

Dans sa forme actuelle, la NCP serait la première norme au monde à inclure le gaz naturel et le propane de l’industrie. Le gouvernement du Canada a proposé une approche progressive visant les combustibles liquides en 2020.

« En tant qu’industrie, nous croyons que le changement climatique est un problème auquel il faut s’attaquer d’urgence», a déclaré le président et chef de la direction de l’ACIC, Bob Masterson.

« Nous croyons que les politiques provinciales sur les changements climatiques et le filet de sécurité fédéral en matière de tarification du carbone présentent un certain nombre d’avantages, à savoir : la transparence et la prévisibilité des coûts du carbone; l’établissement d’un plafond de 50 $ la tonne d’ici 2022 pour les coûts que devront payer l’industrie et les consommateurs; la prise en compte de la compétitivité pour les secteurs industriels exposés aux échanges commerciaux; et la responsabilité laissée aux industries et aux consommateurs de déterminer comment réduire l’exposition au signal du prix du carbone. »

Dans sa forme actuelle, le programme fera double emploi avec les politiques provinciales de tarification du carbone et le filet de sécurité fédéral en matière de tarification du carbone, doublant ainsi les coûts pour notre industrie. Bien que des mesures d’adaptation aient été prises pour les industries qui ne sont pas en mesure de payer le montant total du signal de 50 $ du prix du carbone, le programme ne propose aucune mesure d’adaptation.

Afin de maintenir la compétitivité du secteur canadien de la chimie, les gouvernements doivent tenir compte des coûts supplémentaires pour le secteur qu’entraîne la mise en œuvre de politiques de lutte contre les changements climatiques. L’ACIC croit que le Canada devrait appuyer une politique sur le carbone qui reconnaît les secteurs à forte intensité d’émissions et exposés aux échanges commerciaux et qui favorise les investissements.

L’industrie de la chimie s’est engagée à travailler avec le gouvernement du Canada pour faire en sorte que le cadre de la NCP soit réaliste et efficace et qu’il réponde aux préoccupations de l’industrie en matière de compétitivité et de faisabilité.

Veuillez consulter la fiche d’information de l’ACIC sur le NCP et son incidence possible sur l’industrie, ainsi que le document d’information pour obtenir de plus amples renseignements (disponible en anglais seulement).

Le 9 avril, à 10 heures, M. Masterson tiendra une conférence de presse en compagnie de Marcelo Lu, président du conseil d’administration de l’ACIC et président de BASF Canada pour discuter plus à fond des répercussions de la NCP et pour répondre à toute question sur l’incidence qu’elle pourrait avoir sur l’industrie de la chimie.