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La 43e législature du Canada : une période difficile attend-elle l’industrie de la chimie du Canada?

Novembre 2019

La 43e législature du Canada est maintenant élue. Au cours des prochains mois, de nouvelles nominations ministérielles seront faites et le gouvernement Trudeau réélu prononcera son Discours du Trône.

La nouvelle législature apporte beaucoup d’incertitude – comment les libéraux gouverneront-ils dans cette situation minoritaire? Les partis d’opposition sont-ils en mesure de soutirer des demandes pour assurer leur appui aux motions de confiance? Les conditions permettront-elles au gouvernement d’être suffisamment souple dans le cadre de ce qui ressemble de plus en plus à un ralentissement des perspectives économiques alors que les perspectives commerciales mondiales diminuent? Peut‑être plus important encore, les libéraux seront-ils perçus comme gouvernant dans l’intérêt de tous les Canadiens et en mesure d’atténuer les foyers de tensions régionales croissantes dans l’ensemble du pays?

Bien que nous ne soyons pas en mesure de faire preuve de prévoyance sur ces questions, nous pouvons prédire avec une grande certitude que ce sera une période difficile pour l’industrie canadienne de la chimie et l’Association canadienne de l’industrie de la chimie (ACIC). Nous abordons ci-dessous nos questions prioritaires, les défis que nous prévoyons et les positions que prendra l’ACIC dans le cadre de nos engagements avec les représentants de tous les partis dans ce gouvernement minoritaire.

Gestion de produits chimiques – Nous nous attendons à ce que le gouvernement propose rapidement des modifications à la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE) 1999 en réponse à l’examen législatif qui a été mené au cours de la dernière législature. À titre d’intervenant principal dans le processus de la LCPE, l’ACIC a collaboré avec d’autres industries, des intervenants non gouvernementaux, le gouvernement et le bureau du ministre de l’Environnement et du Changement climatique pour veiller à ce que la réponse du ministre à l’examen législatif permette de réaliser une amélioration continue tout en s’assurant que l’approche globale axée sur les risques demeure enchâssée dans la LCPE et le Plan de gestion des produits chimiques. L’ACIC devra continuer de préconiser de tels résultats à mesure que la loi sera modifiée.

Plastiques – Tous les partis – les libéraux, les néo‑démocrates et les verts – ont mis l’accent sur l’interdiction des plastiques à usage unique pendant la campagne électorale. L’ACIC continuera de participer activement à la Stratégie visant l’atteinte de zéro déchet de plastique à l’échelle du pays du Conseil canadien des ministres de l’Environnement et continuera de préconiser énergiquement des mesures, comme la responsabilité élargie des producteurs, qui appuieront la transition de l’industrie vers une économie circulaire. L’ACIC demandera au gouvernement de présenter de nouvelles mesures législatives et de ne pas utiliser la LCPE et la Liste des substances toxiques de l’annexe 1 comme moyens législatifs pour prendre des mesures fédérales. L’ACIC demandera également au gouvernement de financer le développement et le déploiement de technologies et d’infrastructures modernes pour appuyer la transition vers une économie circulaire.

Changements climatiques – De la même façon, chacun des partis ci-dessus a fait campagne sur un message « d’accélération des mesures de lutte contre les changements climatiques ». Tout en appuyant la tarification du carbone, l’ACIC continuera de préconiser des approches qui maintiennent la compétitivité de l’industrie canadienne de la chimie et qui reconnaissent qu’en raison des matières premières et des sources d’électricité à faibles émissions de carbone, l’industrie canadienne produit des produits chimiques qui comptent parmi les plus faibles en carbone de la planète. Alors que le gouvernement fédéral cherche à reconnaître les avantages climatiques mondiaux de l’augmentation des expéditions de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Canada, nous l’exhorterons à faire de même pour nos produits chimiques.

Transport – À la suite d’une autre période de piètre rendement du service ferroviaire à l’hiver 2019, l’Office des transports du Canada a agi avec les nouveaux pouvoirs qui lui ont été accordés en vertu du projet de loi C‑49. L’ACIC surveillera de près le rendement du service ferroviaire à l’hiver 2020 et collaborera avec les intervenants si d’autres mesures s’imposent. L’ACIC mettra également l’accent sur son important programme de sensibilisation de la collectivité et d’intervention d’urgence en matière de transport (TRANSCAER®) et sur son travail avec d’autres intervenants pour renforcer les capacités des premiers intervenants partout au Canada.

Compétitivité des investissements – Par moments, les secteurs des affaires et de l’industrie ont été le bouc émissaire de tous les partis pendant la campagne électorale. Les appels unilatéraux visant à « mettre fin aux subventions accordées aux entreprises » ont été lancés par chacun des chefs de parti. Néanmoins, les gouvernements provinciaux et fédéral ont entendu le message de l’ACIC sur les possibilités d’investissement dans la chimie et y ont réagi au cours des quatre dernières années. À l’heure actuelle, plus de 12 milliards de dollars de nouveaux investissements en chimie sont en cours, dont la grande majorité en Alberta. Il reste toutefois des possibilités importantes, et le nouveau gouvernement et les nouveaux ministres devront être pleinement informés des possibilités et des avantages des investissements dans la chimie au Canada. Il faudra porter une attention particulière à la nécessité de réinvestir des capitaux dans le secteur de la chimie dans le sud-ouest de l’Ontario pour faire en sorte que cette industrie de 22 milliards de dollars par année puisse continuer de créer des emplois, de produire des recettes fiscales et d’offrir des avantages sociaux pour les générations à venir.

Lors de la dernière réunion du Conseil d’administration de l’ACIC, à peine quelques jours avant la campagne électorale, le président d’Impact Public Affairs, Huw Williams, a passé en revue les priorités de l’ACIC et a transmis le message qui donne à réfléchir que, peu importe les résultats des élections, les cinq questions ci-dessus occuperont une place importante au cours de la prochaine législature, et probablement pendant plusieurs législatures. Ce sont des enjeux générationnels qui ne disparaîtront probablement pas de sitôt. Monsieur Williams a ensuite insisté sur le fait que la chose la plus importante que l’industrie peut faire est de mobiliser à grande échelle et dans tous les partis les parlementaires nouvellement élus pour partager le message de Bonne Chimie et de Gestion responsableMD.

Compte tenu de l’expérience de l’ACIC au cours des quatre dernières années, cette stratégie a été gagnante et nous redoublerons d’efforts au cours de cette 43e législature nouvellement élue et très complexe.

Register now for Quebec and Alberta Chemistry Days!

CIAC will be holding a Quebec Chemistry Day on Monday, September 16 at the Delta Québec in Quebec City and its 20th Alberta Chemistry Day on Wednesday, October 16 at the Fairmont Hotel Macdonald in Edmonton.

CIAC will be holding a Quebec Chemistry Day on Monday, September 16, 2019 at the Delta Québec in Quebec City in conjunction with the Quebec Leadership Group and Quebec Business and Economics Group meetings from 8:00 a.m. to 4:00 p.m. This biennial event will provide an opportunity for Quebec members to discuss with government ministers the various competitiveness issues of the chemistry industry and an opportunity to dialogue with members.

If you have any questions or require further information, please contact Yves Hamelin yhamelin@canadianchemsitry.ca or Isabelle Des Chênes at ideschenes@canadianchemistry.ca.

CIAC will be also holding its 20th Alberta Chemistry Day on Wednesday, October 16 at the Fairmont Hotel Macdonald in Edmonton, Alberta from 7:30 a.m. to 1:00 p.m. A detailed agenda with the schedule of events to follow. This is an annual event that provides an opportunity to dialogue on common issues, to better understand industry and government positions and to get to know new participants, both in industry and government.

If you have any questions or require further information, please contact Greg Moffatt at gmoffatt@canadianchemistry.ca or Lyn Gibbard at lgibbard@canadianchemistry.ca.

Les industries canadiennes de la chimie et des plastiques partagent les préoccupations du gouvernement fédéral au sujet de la mauvaise gestion des déchets plastiques

10 juin 2019

L’Association canadienne de l’industrie des plastiques (ACIP) et l’Association canadienne de l’industrie de la chimie (ACIC), qui défendent les intérêts de la grande chaîne de valeur des matières plastiques au Canada, appuient pleinement l’objectif de mettre un frein au rejet des déchets dans l’environnement, y compris les déchets plastiques.

C’est dans cette optique que l’ACIP et l’ACIC soutiennent le gouvernement, qui compte se référer aux conclusions scientifiques pour mieux comprendre les répercussions des déchets plastiques dans l’environnement. Nous saluons particulièrement les projets d’élargissement de la responsabilité des producteurs au moyen de mesures gérées par les producteurs, qui mèneront à une collecte plus harmonisée et qui contribueront à la création de marchés pour les plastiques recyclés.

Nous recommandons toutefois au gouvernement de ne pas anticiper les conclusions et de tenir compte des répercussions tout au long du cycle de vie des produits de plastique et de leurs solutions de rechange. Tout jugement hâtif pourrait avoir de graves conséquences sur la capacité de l’industrie de créer une économie circulaire pour les plastiques appuyant une stratégie nationale sans déchets de plastique.

« Les plastiques sont la clé de notre mode de vie moderne et durable, mais ils n’ont pas leur place dans l’environnement. Nous comprenons l’urgence du problème et nous sommes déterminés à faire partie de la solution », a déclaré Carol Hochu, présidente et chef de la direction de l’ACIP.

« L’ACIP et l’ACIC croient au développement d’une économie circulaire pour les plastiques, au coeur de laquelle les matières plastiques sont considérées comme une ressource précieuse qui ne doit pas être rejetée dans l’environnement », a déclaré Bob Masterson, président et directeur général de l’ACIC. « La sensibilisation des consommateurs est importante, car nous devons adopter une approche touchant l’ensemble de la société sur cette question. L’industrie, les gouvernements, la société civile et les consommateurs doivent travailler ensemble pour résoudre ce problème planétaire. »

Les industries canadiennes de la chimie et des plastiques se mobilisent déjà pour fournir des solutions : plusieurs membres font partie des fondateurs de l’Alliance to End Plastic Waste, qui investit plus de 1,5 milliard de dollars américains pour offrir des solutions de gestion des déchets dans le monde.

En 2018, les membres de l’ACIP et de l’ACIC se sont également engagés à ce que 100 % des emballages en plastique soient réutilisés, recyclés ou récupérés d’ici 2040, et à ce que 100 % des emballages en plastique soient recyclables ou récupérables d’ici 2030.

Cependant, nos membres croient qu’en donnant l’impression que les matières plastiques, pourtant hygiéniques et sécuritaires, sont toxiques en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE), il sera plus difficile pour le Canada d’atteindre ses objectifs zéro déchet.

L’ACIC et l’ACIP attendent avec intérêt de travailler avec le gouvernement fédéral afin d’appuyer son approche scientifique.

Lutte contre les déchets de plastique : des progrès considérables pour les industries canadiennes de la chimie et du plastique

Le 6 juin 2019

À l’occasion de la Semaine de l’environnement, l’Association canadienne de l’industrie des plastiques (ACIP) et l’Association canadienne de l’industrie de la chimie (ACIC) soulignent les progrès considérables réalisés par leurs membres pour relever le défi mondial que représentent les déchets de plastique dans l’environnement.

L’industrie canadienne de la chimie et des plastiques fournit également du soutien à l’échelle internationale pour faire face à ce problème mondial là où il est le plus préoccupant :

  • BASFDow,NOVA Chemicals, P&G et Shell sont des membres fondateurs de l’Alliance pour l’élimination des déchets de plastique. Cette alliance mondiale s’est engagée à verser plus d’un milliard de dollars américains au cours des cinq prochaines années pour mettre fin aux déchets de plastique dans l’environnement en travaillant avec des organismes internationaux.
  • En 2018, NOVA Chemicals a annoncé un investissement de près de 2 millions de dollars sur trois ans pour empêcher les débris de plastique d’atteindre l’océan. Son premier partenariat est établi avec Muncar, une communauté de pêcheurs côtiers située à Banyuwangi, en Indonésie.
  • En Indonésie, Dowa travaillé avec le gouvernement et divers intervenants pour réaliser le premier essai d’une route en plastique à Depok. Environ 3,5 tonnes métriques de déchets de plastique ont été mélangées avec du bitume pour créer une route de 1,8 kilomètre. Le résultat du projet de deux mois était une route à base de déchets de plastique plus durable et plus solide que les routes typiques. En plus de prolonger la durée des routes, cette solution a permis de réduire les émissions estimées de gaz à effet de serre de 30 tonnes en remplaçant près de 10 % du bitume qui aurait été utilisé dans le bitume routier.

Voici quelques-unes des principales innovations déjà en cours dans l’industrie canadienne de la chimie et des plastiques :

  • NOVA Chemicals et Dow ont mis au point des versions polyvalentes et entièrement polyéthyléniques du populaire sachet à fond plat qui sont largement acceptées dans les centres de recyclage, tout en conservant le rendement, la capacité de transformation et la rentabilité des structures mixtes existantes.
  • Les emballages plus robustes et plus durables de NOVA Chemicals, y compris des modèles de structures de pellicule recyclable antiabus et des résines légères ARCELMD qui protègent les marchandises fragiles en transit.
  • En s’appuyant sur des programmes qui connaissent du succès aux États-Unis, Dowtravaille avec une collectivité en Ontario pour présenter le programme THE HeftyMD EnergyBagMD au Canada plus tard en 2019. La première ville canadienne recevra une subvention de la Dow Community Foundation pour l’aider à lancer le programme dans sa collectivité. Le programme complète les programmes de recyclage mécanique et utilise l’infrastructure existante de collecte sélective porte à porte pour recueillir de nombreuses matières plastiques qui ne peuvent pas être recyclées actuellement. Une fois recueillies, ces matières sont détournées des sites d’enfouissement et converties en ressources utiles comme du carburant diesel, des huiles et des cires.
  • Canada Kuwait petrochemical Corporationet Inter Pipeline Ltd investiront respectivement 7 millions de dollars et 10 millions de dollars dans la recherche et le développement pour faciliter la réduction des déchets de plastique, le recyclage et d’autres améliorations.
  • BASF innove dans le domaine du recyclage des déchets de plastique avec son projet ChemCycling. Le recyclage chimique constitue un moyen novateur de réutiliser les déchets de plastique qui ne sont pas recyclés actuellement, comme les matières plastiques mélangées ou non triées. À l’aide de procédés thermochimiques, ces plastiques peuvent être utilisés pour produire du gaz de synthèse ou des produits pétroliers. Les matières premières recyclées qui en résultent peuvent être utilisées comme intrants dans la production de BASF, remplaçant ainsi partiellement les ressources fossiles. BASF a pour la première fois fabriqué des produits à base de déchets de plastique recyclés chimiquement figure ainsi parmi les pionniers mondiaux dans l’industrie.
  • ReVital Polymers, Pyrowave et INEOS Styrolution ont annoncé en 2018 un partenariat visant le recyclage des emballages en polystyrène. Cette solution canadienne utilise ensuite le polystyrène recyclé dans la fabrication de nouveaux produits et d’emballages.
  • En 2018, Total S.A., un producteur mondial d’énergie, et Polystyvert, une entreprise en démarrage montréalaise de technologie propre qui utilise une méthode novatrice de recyclage du polystyrène, se sont associés pour travailler à la dissolution et à la purification du polystyrène domestique post-consommation afin de produire des recyclats de haute qualité répondant à un large éventail de besoins du marché du polystyrène.
  • GreenMantra Technologies et INEOS Styrolution ont signé un accord de développement conjoint pour aligner la technologie brevetée de GreenMantra sur l’infrastructure de fabrication de INEOS Styrolution afin de convertir le polystyrène résiduel en composantes de base monomères chimiques, remplaçant ainsi une partie de la charge de monomère vierge dans le processus de polymérisation d’INEOS Styrolution.

Représentant la grande chaîne de valeur des plastiques au Canada, l’ACIP et l’ACIC ainsi que leurs membres ont annoncé les objectifs en matière de réduction des déchets le 4 juin 2018 : La réutilisation, le recyclage ou la récupération de 100 % des emballages de plastique d’ici 2040, le recyclage ou la récupération de 100 % des emballages de plastique d’ici 2030. Ce ne sont là que quelques-uns des projets et des initiatives en cours qui aideront les membres de l’ACIP et de l’ACIC à atteindre ces objectifs.

« Les plastiques offrent une myriade d’avantages dans une société moderne et durable. Mais la question de savoir quoi faire avec les déchets de plastique représente toujours un défi mondial qu’il faut relever. Les Canadiens et bien sûr le monde entier veulent des solutions concrètes et pratiques », a déclaré Carol Hochu, présidente de l’ACIP.

« L’innovation et l’ingéniosité du secteur de la chimie joueront un rôle clé dans la résolution de ce problème, et notre industrie fait déjà sa part pour atteindre son objectif, celui d’un avenir sans déchets de plastique », a déclaré Bob Masterson, président et chef de la direction de l’ACIC.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le rapport de l’ACIC : Le rôle de la chimie dans une économie circulaire pour les plastiques

Les coûts du gaz naturel doubleront pour l’industrie chimique en vertu de la Norme sur les combustibles propres proposée

Sixth Estate panel discusses the case of the missing $30B in Canadian chemistry

On the Sixth Estate’s Before the Bell panel discussion Thursday, March 21 CIAC President and CEO, Bob Masterson presented the case of the missing $30 billion in Canada’s economy due to missing out on chemistry sector investment opportunities – even though Canada has a lot of the fundamentals in place.

“The Canadian chemical sector has not seen the same level of global investment that the Americans have, even though Canada has a lot of the fundamentals in place. We have all the ingredients to succeed,” Mr. Masterson told host Catherine Clark. “They will benchmark Canada as their next investment, and then they sell that against other jurisdictions, and we always lose.”

Mr. Masterson noted that about $15 billion had been found through recently announced major investments in Alberta and Ontario, with the provinces doing the heavy lifting to attract new investment in the sector. Major investments of note were by Canada Kuwait Petrochemical Corporation, Inter Pipeline, NOVA Chemical and Nauticol Energy.

Mr. Masterson was joined by Ihor Korbabicz, executive director of Abacus Data, Goldy Hyder, president and CEO of the Business Council of Canada, Aniket Bhushan, adjunct professor at Carleton University, Ian McKay, CEO of Invest in Canada.