Le secteur canadien de la chimie voit des possibilités à saisir et des défis à relever sur la voie de l’élimination du carbone

L’industrie canadienne de la chimie partage les préoccupations des Canadiens sur les répercussions des changements climatiques et l’urgence de réduire les émissions en fonction des données scientifiques et des engagements internationaux du Canada.

Pour atteindre l’objectif ambitieux d’émissions nettes nulles de carbone pour l’ensemble du Canada d’ici 2050, il faudra des solutions fondées sur la chimie, affirme Bob Masterson, président et chef de la direction de l’Association canadienne de l’industrie de la chimie (ACIC).

« Notre industrie continue de fournir des solutions aux problèmes les plus difficiles du monde. Nous sommes prêts à relever le défi, mais nous devons collaborer de façon étroite pour atteindre cet objectif ambitieux, déclare M. Masterson. L’attention mondiale accrue portée à la réduction des émissions de carbone représente une occasion plutôt qu’une menace pour l’industrie canadienne de la chimie. »

Les secteurs canadiens de la chimie et des plastiques créent certains des produits dégageant le moins de gaz à effet de serre au monde. Dans le cadre de l’initiative de développement durable reconnue par les Nations Unies, Gestion responsableMD, les membres de l’ACIC se consacrent depuis 35 ans à la fabrication de produits chimiques sûrs, responsables et durables. Les investissements dans la recherche et l’innovation ont permis à notre secteur de modifier ses processus et de réduire ses émissions globales de gaz à effet de serre de 67 % depuis 1992. Il est possible d’en faire davantage tout en offrant des produits fabriqués au Canada pour aider d’autres secteurs à réaliser d’autres réductions.

Pour nous aider à atteindre nos objectifs communs, notre secteur se focalisera sur la collaboration avec les gouvernements fédéral et provinciaux dans des domaines cruciaux comme le captage et le stockage du carbone, la production et l’utilisation de l’hydrogène, l’efficacité énergétique et la chimie biosourcée, et à la création d’une économie circulaire pour les plastiques, ce qui permettra au carbone déjà présent dans l’économie (sous forme de plastiques à usage post-consommation) d’être continuellement recyclé et d’éviter les émissions générées par la fabrication de nouvelles résines plastiques.

Conçu avec soin, en collaboration avec l’industrie, le plan de carbone net zéro du Canada a le potentiel de renforcer davantage le secteur canadien de la chimie et de contribuer à faire de l’économie canadienne une économie plus résiliente et plus concurrentielle. Sans la chimie et les plastiques, il serait impossible de réduire les émissions dans des secteurs clés comme la construction écologique, le transport durable grâce à des véhicules légers pour un meilleur rendement du carburant, l’énergie propre et l’agriculture durable.

Pour réussir la transition vers une économie à faibles émissions de carbone et atteindre les objectifs d’émissions nettes nulles, le secteur de la chimie exige une collaboration et une harmonisation plus étroites entre les gouvernements fédéral et provinciaux, notamment en reconnaissant le rôle important du secteur de la chimie dans la recherche, l’innovation et la mise en œuvre de solutions axées sur le climat, en préconisant un engagement actif et une collaboration avec l’industrie, et en appuyant la transition vers une économie à faibles émissions de carbone dans le secteur de la chimie. Le Canada est un pays dont les ressources et les besoins énergétiques sont diversifiés et qui aura besoin de solutions régionales et d’un éventail d’options pour répondre aux besoins de sa population ainsi qu’à ceux des entreprises et de l’industrie. Nous croyons également qu’il sera essentiel d’établir des normes nationales et d’assurer l’harmonisation entre le gouvernement fédéral et les provinces.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le document suivant : La chimie : Essentielle à la transition du Canada vers un avenir énergétique faible en carbone.

Principaux points de discussion :

  • L’industrie canadienne de la chimie partage les préoccupations des Canadiens sur les répercussions des changements climatiques et l’urgence de réduire les émissions.
  • Les secteurs canadiens de la chimie et des plastiques créent certains des produits dégageant le moins de gaz à effet de serre au monde. Dans le cadre de l’initiative Gestion responsableMD, les membres de l’ACIC se consacrent depuis 35 ans à la fabrication de produits chimiques sûrs, responsables et durables. Notre secteur a réduit ses émissions globales de gaz à effet de serre de 67 % depuis 1992.
  • Pour atteindre ces objectifs en matière de réduction d’émissions, notre secteur se focalisera sur la collaboration avec les gouvernements fédéral et provinciaux dans des domaines cruciaux comme le captage et le stockage du carbone, la production et l’utilisation de l’hydrogène, l’efficacité énergétique et la chimie biosourcée, et à la création d’une économie circulaire pour les plastiques.
  • En collaboration avec l’industrie, le plan de carbone net zéro du Canada a le potentiel de renforcer davantage le secteur canadien de la chimie et de contribuer à faire de l’économie canadienne une économie plus résiliente et plus concurrentielle.
  • La chimie aide également les autres secteurs à réduire leurs émissions par la construction écologique, le transport durable grâce à des véhicules légers pour un meilleur rendement du carburant, l’énergie propre et l’agriculture durable.
  • Le Canada est un pays dont les sources et les besoins énergétiques sont diversifiés et qui aura besoin de solutions régionales et d’un éventail d’options pour répondre aux besoins de sa population ainsi qu’à ceux des entreprises et de l’industrie. Nous croyons qu’il sera essentiel d’établir des normes nationales et d’assurer l’harmonisation entre le gouvernement fédéral et les provinces.

l’ACIC félicite Elysis pour son nouveau procédé de production d’aluminium sans carbone (article en anglais)

Congratulations to Canadian aluminum sector leaders Alcoa, Alcana and Apple who, with the support of the Federal and Quebec Governments, have developed a new carbon-free aluminum production process that will eventually result in annual greenhouse gas reductions of more than six million tons in Canada alone.

“The process relies upon decades of research in totally new chemical reactions from those associated with carbon-based production methods,” said Vincent Christ, CEO of Elysis, the new joint venture.

This success illustrates that by working together, the resource, manufacturing and chemistry sectors can point the way to a more sustainable future while growing the economy, here in Canada, while at the same time reducing emissions. The new venture will be in Quebec and export the technology throughout the rest of the world.

Alcoa and Rio Tinto announce world’s first carbon-free aluminum Smelting Process

$558 million investment project will create and maintain thousands of jobs in Canada

Le Canada a besoin de plus de chimie

Il faut un leadership audacieux pour attirer et gagner de nouveaux investissements

La vague de consultations faites par divers ministères au cours de l’été indiquait clairement que le gouvernement du Canada se concentre sur une croissance économique innovatrice et faible en carbone.

Une stratégie d’innovation efficace devrait encourager le développement de produits, de services et d’industries pouvant tirer profit de façon optimale des ressources naturelles et des talents qui existent déjà dans notre pays.  L’industrie de la chimie est en mesure de répondre à ces attentes si le Canada peut créer et maintenir un cadre d’investissement à long terme concurrentiel.

Considérée comme une industrie arrivée à maturité il y a des décennies, l’industrie de la chimie de l’Amérique du Nord a connu une résurgence majeure avec l’arrivée d’abondantes charges d’alimentation faibles en carbone liée à la révolution du gaz de schiste.  Aujourd’hui, plus de 270 projets sont en cours de réalisation, représentant plus de 250 milliards de dollars en nouveaux investissements, avec plus de 600 investissements additionnels dans le secteur des plastiques en aval.  Cela fait de la chimie le secteur manufacturier ayant la croissance la plus rapide en Amérique du Nord et un modèle de rétablissement de la fabrication.

Garce à cette nouvelle charge d’alimentation, les installations de la chimie peuvent réaliser leurs opérations en consommant deux fois moins d’énergie et en produisant deux fois moins de gaz à effet de serre que les anciennes usines alimentées au pétrole brut.  De plus, comparativement aux procédés chimiques alimentés au charbon en Chine, cette charge d’alimentation abondante et à faible coût offre un avantage dix fois supérieur en matière d’énergie et de gaz à effet de serre – pour fabriquer le même produit fini.  Les avantages économiques et environnementaux du gaz de schiste sont si grands que des installations de la chimie en Europe sont modifiées afin de recevoir des charges d’alimentation importées d’Amérique du Nord.

Cette transformation et cette expansion rapides témoignent de l’engagement de l’industrie envers l’innovation, l’adoption de technologies de pointe et la réduction des émissions de carbone.  D’autres facteurs renforcent cette perspective.

Il est peu connu que plus de 95 pour cent de tous les produits fabriqués aujourd’hui ont besoin de la chimie.  La réponse aux défis posés par une énergie, un air et des eaux propres, et un approvisionnement suffisant en aliments nutritifs à l’échelle mondiale dépend entièrement de solutions axées sur la chimie.  De la meilleure isolation des édifices aux plastiques plus légers pour les automobiles, en passant par la production de matériel d’énergie solaire et éolienne, ces produits et procédés chimiques innovateurs sont essentiels pour aider la société à répondre à ses besoins, tout en réduisant ses émissions de carbone.

Bien qu’il y ait eu d’importants investissements ces dernières années en Ontario, et que l’Alberta puisse attirer des investissements additionnels, le Canada ne suit pas le rythme de la croissance des États-Unis.  Selon les modèles historiques, le Canada aurait dû attirer 25 milliards de dollars en nouveaux investissements.  Au lieu de cela, environ un dixième de ces investissements seulement a été fait.

Le bon côté est que le Canada à tout le moins attire quelques entreprises qui veulent investir en Amérique du Nord.  Le Canada offre un accès au marché et aux charges d’alimentation, et prend certaines mesures pour améliorer la compétitivité fiscale du pays par la prolongation de 10 ans de la déduction pour amortissement accéléré et la réduction des taux d’imposition des sociétés.  Il faut cependant faire plus pour créer les conditions gagnantes pour les investissements.  En définitive, il n’y a qu’un seul vainqueur.

En reconnaissant les possibilités, en collaborant étroitement avec les provinces et en renforçant le climat d’investissement au pays, le Canada peut devenir une destination de choix pour les investissements durables.

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