L’ACIC se dit déçu par l’interdiction de certains articles en plastique par le gouvernement du Canada

OTTAWA – L’Association canadienne de l’industrie de la chimie (ACIC) s’est dite déçue par l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement du Canada d’aller de l’avant et d’interdire certains articles en plastique par le biais de son Règlement interdisants les plastiques à usage unique. 

La CIAC soutient que l’interdiction de certains articles en plastique à usage unique ne résoudra pas le problème global de la pollution par les plastiques et de la gestion des plastiques post-consommation.   

 » Nous sommes déçus que des matières plastiques inertes et sécuritaires qui jouent un rôle si important dans la vie des Canadiens soient interdites alors que des technologies novatrices comme le recyclage avancé sont disponibles pour les gérer efficacement « , a déclaré Elena Mantagaris, vice-présidente de la Division des plastiques de l’ACIC.  

« Plutôt que des interdictions, nous devons investir dans les infrastructures de recyclage et l’innovation, incluant dans les infrastructures de gestion des matières compostables, afin d’exploiter la valeur de 8 milliards de dollars des plastiques qui sont actuellement envoyés à la décharge et de les faire recirculer dans l’économie. »  

Les plastiques font partie intégrante de notre mode de vie moderne et sont essentiels à la santé et à la sécurité des Canadiens. On estime que la demande de plastiques devrait tripler d’ici 2050 pour atteindre nos objectifs en matière de changement climatique et d’émissions, car le plastique est un matériau économe en énergie dont l’empreinte environnementale est inférieure à celle de la plupart des autres solutions. Le secteur des plastiques contribue également de manière importante à l’économie canadienne, ajoutant 35 milliards de dollars par an et représentant plus de 100 000 emplois directs en 2021.  

L’accès aux marchés d’exportation constitue une bouée de sauvetage pour de nombreux membres de l’ACIC, leur permettant de continuer à générer des revenus et à accroître leur exposition aux marchés internationaux, tout en s’efforçant de faire pivoter leurs opérations pour répondre aux besoins du marché intérieur. La transition des opérations n’est pas une action qui peut être réalisée rapidement ; elle nécessite une ingénierie, une planification et un approvisionnement importants en biens d’équipement à long terme. À ce stade précoce de la reprise pandémique, les chaînes d’approvisionnement mondiales s’efforcent de rétablir l’efficacité et la capacité, ce qui allonge les délais de transition par rapport aux scénarios prépandémiques. À ce titre, nous apprécions le report des restrictions à l’exportation à 2025, car cela donnera aux entreprises canadiennes le temps de pivoter pour préserver des dizaines de milliers de bons emplois de la classe moyenne. 

L’ACIC continuera de travailler avec le gouvernement fédéral pour comprendre l’étendue des impacts de la réglementation sur les entreprises. Notre attention reste fermement axée sur la collaboration avec les gouvernements fédéral et provinciaux pour faire progresser les initiatives de responsabilité élargie des  

producteurs d’un océan à l’autre et sur la création de politiques et d’environnements d’investissement plus favorables à une économie circulaire à faible émission de carbone pour les plastiques.